Si la mer est salée, c'est que .......

Il était une fois un crabe qui voyageait en solitaire sur le fond de la mer baltique.
Il avait pour mission de savoir pourquoi depuis 46 jours et 5 nuits
la teneur en sel de l’immensité maritime baissait à vue d’œil et de nageoire.
C’est sa grand-mère la pieuvre, qui du haut de ses 8 tentacules,
l’avait poussé à prendre son baluchon et sa tente inter sport,
sous peine de se faire digéré après avoir été avalé par la baleine bleu, leur voisine de corail.

Chemin faisant il rencontra un banc fraichement peint,
un banc de thons rouges et blancs.
Ceux-ci entraient et sortaient de leur boîte de conserve au gré des marées et des humeurs.
Etaient-ils trop salés ? Certains étaient poivrés et d’autres à l’huile et aux fines herbes.
Mais rien qui ne puisse faire avancer la science en matière de salinité.

Chemin faisant il rencontra un moulin posé à même le sable par 2567 mètre de profondeur.
Ce moulin moulinait. Normal me direz-vous !
Mais il ne moulinait pas du poivre, mais du sodium justement.
S’agissait-il du produit de conservation  des molécules affectées à la reproduction
ou à l’élimination de l’élément sodé non dissout dans l’H2O ?
A voir chers amis, à voir !

Suivons notre ami le crabe et nageons dans les courants marins du bleu des mers du sud.

Chemin faisant il rencontra une grande grande raie menta 
qui ne se sustentait  que de jus de feuille de menthe et d’anémones sauces moutarde.

Chemin faisant il rencontra un ou deux ratons laveurs égarés, échappés de l’inventaire de Prévert.

Chemin faisant le crabe qui grossissait et rougissait  à vue d’œil et de nageoire
 rencontra un bateau à voile  échoué dans le profond limon maritime.
Les squelettes blancs de ses marins naufragés lentement se dissolvaient en grain de sel fin des marais de Guérande.

Chemin faisant il rencontra la joie…
Chemin faisant il rencontra la fatigue…l’ennui…
Chemin faisant il finit par faire le tour de la terre par la mer et se trouva nez à nez avec sa marraine la pieuvre.

Hélas il n’avait trouvé sur son chemin faisandé que des amis
mais point de sels ni de baleines et encore moins de fruits… sinon de mer.
Alors que faire, que dire à cette marraine, ni reine, ni mère, ni aimante… sinon un gros et pieux mensonge.

Tremblant mais pas mécontent il lui déclara le plus sérieusement du monde aquatique que
si la mer était salée c’est que les baleines ne mangeaient pas assez de fruits. NA !
Tiens voisine bleue! Prend ça dans les fanons !

NATAÔRI  2012

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